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Démantèlement du train Cévenol : le président d’ Auvergne interpelle la SNCF et l’Etat. Pépy persiste. Le président de PACA réagit. Le ministre va répondre [MAJ]

D 31 octobre 2012     H 07:05     A mko     C 0 messages


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Article du 4 octobre :

Le président de la SNCF Monsieur Pépy, en poste depuis 2008, n’aura eu de cesse pour arriver à ses fins de supprimer les trains de montagne dits non rentables, en catimini, en douce, en essayant de ne pas provoquer trop de vagues, en n’en parlant jamais sur les médias, pour préparer la privatisation de son établissement public de transports et ainsi offrir aux futurs actionnaires les plus values permanentes et croissantes qu’ils ne manqueront pas d’exiger. C’est ainsi que, en cachette, il décapite le train Cévenol en ordonnant son arrêt à Nîmes au lieu de Marseille à partir des horaires 2013.

René Souchon, président de la région Auvergne, vient d’adresser une lettre au Collectif des usagers du Haut-Allier, soit aux 543 signataires de la pétition pour le rétablissement des arrêts en gare d’Alleyras de l’été 2010, pour nous signaler sa protestation auprès de la SNCF et du ministre des transports Frédéric Cuvillier. En voici le contenu :

Monsieur le Président Directeur Général,

Je me permets d’appeler votre attention sur le train lntercités Clermont-Ferrant/Marseille, dit train du Cévenol, dont l’Etat est autorité organisatrice depuis le 1er janvier 2011.

A travers la convention 2011/2013 relative aux Trains d’Equilibre du Territoire (TET), l’Etat a contractualisé avec la SNCF une pérennisation du « Cévenol ». Toutefois, cette convention prévoit une remise en cause de la portion de desserte
Nîmes/Marseille à compter du service annuel 2013, ce que je déplore vivement pour les raisons suivantes.

Tout d’abord, les Régions n’ont pas été consultées concernant les dégradations d’offre projetées. En l’occurrence, l’intention de l’Etat et de la SNCF de limiter à Nîmes les dessertes nationales Clermont-Ferrand/Marseille reviendrait à supprimer près d’un tiers de l’offre ferroviaire que l’Etat conventionne avec la SNCF sur cette ligne. Une telle dégradation ne peut être décidée sans concertation avec les élus et acteurs locaux comme le prévoit explicitement l’article L2121-2 du Code des Transports relatif aux dessertes nationales selon lequel : " La Région est consultée sur les modifications de la consistance des services assurés dans son ressort territorial par la SNCF (...). Toute création ou suppression par la SNCF de la desserte d’un itinéraire par un service de transport d’intérêt national (...) est soumise pour avis aux Départements et Communes concernés ».

Par ailleurs, la remise en cause de la desserte du Cévenol irait à l’encontre des actions que mènent les Régions Auvergne et Languedoc-Roussillon afin de sauvegarder et régénérer le réseau ferroviaire sur cette ligne. En l’occurrence, le Plan Rail Auvergne 2009-2013 prévoit un important programme de sauvegarde de la ligne ferroviaire des Cévennes (Clermont-Ferrand/Nîmes), d’un montant de 13 M€, pour sa partie située entre Saint-Georges-d’Aurac et Langogne. Il s’agit d’une action qui s’inscrit au-delà de la stricte compétence régionale en matière de transport. En parallèle, le Contrat de Projets État-Région Languedoc-Roussillon 2007-2013 prévoit également un programme d’amélioration de cette ligne pour sa partie située au sud de Langogne. Dans ces conditions, il me semble nécessaire que l’Etat préserve, a minima, l’exploitation des services nationaux qui transitent par ce réseau.

Je m’oppose également à un morcellement progressif de la ligne du « Cévenol » qui remettrait en cause le caractère d’intérêt national que revêt ce train grande ligne, en service depuis plus de 50 ans. Il est nécessaire que l’Etat assume pleinement,durablement et exclusivement la responsabilité du financement de l’exploitation des dessertes TET, à l’image des efforts que réalisent les Régions, dans leur domaine de compétence, en matière de financement de l’exploitation des transports régionaux.

Je vous transmets copie de courriers d’acteurs locaux qui me saisissent régulièrement concernant cette affaire afin que vous puissiez également leur apporter une réponse. Vous conviendrez avec moi que les réclamations dont ils font part illustrent le caractère crucial de la desserte du « Cévenol ». Ce train structure et irrigue les territoires des Départements de Haute-Loire, Lozère et du Gard et participe à leur attractivité. Sa remise en cause, même sur sa portion terminale, est légitimement mal perçue par les acteurs locaux de ces territoires qui se mobilisent quotidiennement afin de les dynamiser sur les plans économique, touristique et culturel.

Je saisis également l’Etat concernant cette affaire, par courrier séparé dont je vous adresse copie, et transmets ce courrier à l’ensemble des acteurs locaux concernés par l’avenir et la qualité de service de cette ligne.

Je vous prie de croire, Monsieur le Président Directeur Général, à l’assurance de mes sentiments dévoués.

[MAJ] du 5 octobre

En attendant, les travaux d’automne sur la ligne de montagne se poursuivent, financés donc en grande partie par les régions Auvergne et Languedoc Roussillon, témoin ce reportage de France 3 Montpellier diffusé ce vendredi 5 octobre à midi :

AVI - 3.2 Mo
Travaux ligne Cévenol sur F3LR le 5 oct 2012

[MAJ] du 7 octobre

Et c’est sans honte que Monsieur Pépy le 3 octobre maintient son acharnement et arrête le Cévenol à Nîmes :

Nous attendons aussi avec impatience la réaction de la région Provence Alpes Côte d’Azur, bien silencieuse, qui se voit amputée d’une liaison nationale principale historique soit Clermont Ferrand Marseille.

[MAJ] du 11 octobre

Le président de la région Provence Alpes Côte d’Azur Michel Vauzelle écrit à Guillaume Pépy :

[MAJ] du 15 octobre

Jean-Jacques Faucher, maire de Brioude et président de l’association des élus pour la défense du Cévenol intervient sur France 3 Auvergne :

[MAJ] du 16 octobre

Un article du Progrès : "Le terminus à Nîmes déclenche la colère des défenseurs du Cévenol"

Un article de Zoom 43 : "Les défenseurs dénoncent un passage en force."

Un sujet de Radio Totem : "Mobilisation pour le train cévenol"

Retenons de ce sujet que : " Une grande manifestation se déroulera par ailleurs le samedi 10 novembre prochain en gare de Nîmes."

[MAJ] du 17 octobre

Un article de la Montagne : "Réunis en conseil extraordinaire à Langogne, les défenseurs du Cévenol ont choisi les actions à venir"

Michel Vauzelle président de la PACA à l’assemblée nationale pose une question au ministre des transports sur les conséquences particulièrement négatives qu’aurait la fermeture du "cévenol" sur la vie des habitants du Gard et des Bouches-du-Rhône.

[MAJ] du 25 octobre

Pendant ce temps les travaux sur les tunnels de la portion Langeac Langogne continuent dans le cadre du plan rail Auvergne 2012 financé en grande partie par la région, selon un article de l’Eveil où il est annoncé que la ligne sera rendue à la circulation jeudi 1er novembre. On se demande bien pourquoi aucun train n’est prévu à la circulation entre ce jeudi 1er novembre et le vendredi 7 décembre au soir selon le merveilleux site voyages-sncf.com !!!.

[MAJ] du 30 octobre

Philippe Bru directeur régional SNCF PACA : "l’avenir du Cévenol en discussion".


Philippe Bru (SNCF) : l’avenir du Cévénol en... par marsactu

Enfin les marseillais se réveillent et le site web "MarsActu" fait paraître un article : Cévénol Marseille-Clermont : gardarem lo train ?

[MAJ] du 31 octobre

Dans une réponse par tweet à une question posée par "ParisNimesTrain" le ministre Frédéric Cuvillier répond qu’il a parlé du Cévenol à Pépy et qu’une décision va être prise.


Après notre questionnement sur l’absence de service voyageurs entre Clermont Fd et Nîmes de ce jour, 31 octobre au 7 décembre, alors que les travaux Langeac Langogne sont terminés, nous avons contacté le conseil régional Auvergne en charge des transports qui nous a confirmé très rapidement :

- que les travaux entre Langeac et Langogne sont bien terminés aujourd’hui,
- que le trafic des trains marchandises reprend ce jour même vers 17 heures,
- qu’il y a toujours des travaux jusqu’au 6 décembre entre Brioude et Saint-Georges d’Aurac,
- et que donc pas de trafic voyageurs jusqu’au 7 décembre.

Fausse alerte donc. Il faudra attendre encore un mois.


Tous en gare de Nîmes à 14 heures le samedi 10 novembre pour le maintien de la ligne du train Cévenol jusqu’à Marseille !

Voir aussi notre compte-rendu des manifestations de Nîmes et Arles.

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