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S.A.U.V.A.G.E : le festival qui fait du bien...

D 25 octobre 2016     H 01:16     A Jean Le Blanc     C 1 messages


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... que vous soyez Gaulois ou Romain !

Pourquoi Sauvage  ? Après avoir entendu les pires et meilleures interprétations données à l’intitulé de la première édition de ce festival, je vous livre ma perception.

S-avoureux
A-udacieux
U-nique
V-achement cool
A-nachronique
G-énéreux
E-tonnant

Je suis tombé un peu par hasard au bon milieu de ce week-end festif entre Vabres, Gourlong et Pont d’Alleyras, je me suis laissé entraîner sur la voie Bolène pendant deux jours et je vous livre mon récit de ce festival... qui m’a fait du bien.

Tout débute le vendredi soir avec une rencontre animée par Patrick Rossi et Jean-René Mestre. Suivie par une trentaine de participants, au petit théâtre, elle a permis de comprendre le fastidieux travail de recherche qui accrédite l’itinéraire d’une voie antique. La tenue des échanges fut intéressante, Jean-René a exposé un travail personnel sur la situation de Condate malheureusement non abouti et il était intéressant d’écouter ses réserves sur les travaux de Mr. Rossi. Je comprends rapidement que l’association constituée pour la promotion de Voie Bolène accorde en revanche sa confiance entière à la thèse de Patrick qui semble la plus plausible.
Pour l’occasion, la Bibliothèque s’était jointe à l’événement et nous avons pu consulter sur place un éventail d’ouvrages sur l’époque gallo-romaine.

Le samedi matin, un coup de tonnerre dans la vallée tiré depuis Montfaucon lance les festivités aux confins du Velay et du Gévaudan. Au Pont d’Alleyras débute alors une promenade sur la voie Bolène animée par l’excellente Cléopâtre du Pays et d’art et d’histoire du SMAT.
Juste avant Goulong, nous sommes chaudement accueillis par une artiste qui nous interprète tout en légèreté sa vision de la voie Bo-lène ou encore de la voie Bo-nheur. Nous poursuivons notre ascension dans ce bourg escarpé où la conférencière Cléopâtre dresse un parallèle entre voies médiévales (templières et hospitalières) et voies antiques (voie Bolène et Agrippa).

Au son des chars romains annonçant l’arrivée de César (de retour de campagne), Cléôpatre nous intime l’ordre de la suivre pour que l’on assiste tous ensemble à leurs retrouvailles. La reine égyptienne et l’Empereur de Rome inaugurent, non sans difficulté, la sculpture attestant du passage de la voie Bolène entre Gourlong et Pont de Vabres.



Ce beau et fort légionnaire romain à poigne de fer a personnellement été nommé par César pour s’assurer de la ponctualité du Cévenol. Quelques breuvages furent servis accompagnés de bouchées étoilées... dignes de l’Empereur et de sa reine.

Fred, Virginie et Stéphan se sont assurés du ravitaillement des troupes pendant que les enfants découvraient la recherche des métaux semi-précieux à Condate, comprenez la confluence entre le Malaval et l’Allier.

L’excellent Ringispil orkestar nous transportait l’espace d’une heure dans l’est de l’Europe, du côté des Balkans. Musique cuivrée et givrée, gitane et balkane, #dubonheurenbarre, une énergie communicative qui nous a transporté hors du temps en cette fin d’après-midi automnale.

Rapidement, le brame et les hurlements ont couvert les cuivres. C’est alors que César a déclaré une grande marche aux flambeaux entre Pont de Vabres et Pont d’Alleyras – trait d’union entre pays vellave et gabale – tout un symbole. La foule, en procession, a enflammé la nuit jusqu’au camp de base ou une potée arverne mijotait depuis des heures.


Après que le goûteur de Cléopâtre donna son accord, la savoureuse potée fut servie sans retenue. La ripaille dura quelques heures avant qu’une interprétation musicale « 3uzajj » ne vienne à son tour enflammer l’assistance un peu engourdie par la fraîcheur nocturne. Et pendant ce temps là, dans l’ombre, Cesar et Gérard s’entretenaient secrètement pour décerner un prix à celui qui aurait su immortaliser ce festival par un cliché détonnant. Marina semble avoir séduit César ! Bravo, elle reçut une couronne de laurier.


Clap de fin ! Clac de fin ! Claque de fin sur cette première édition prometteuse.

Oui, ce festival est une vraie claque par sa programmation audacieuse, par la qualité de ses intervenants, par ce qu’il apporte de nouveau, de différent, de décalé... peut-être même parfois trop pour le public local visiblement. Les présents ont eux su tirer profit de cette programmation très bien orchestrée par un retentissant Général romain dénommé Marcus, à qui les honneurs sont décernés.

César et Cléopâtre s’en alleyr-ent rendant à la vallée du Haut-Allier son état SAUVAGE et annonçant d’ores et déjà leur retour prochain.

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